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Garanties

Deux garanties légales s’appliquent à tout ce que nous vendons, luminaires comme équipements de salle de bain. Elles ne dépendent d’aucune inscription, d’aucune carte à renvoyer et d’aucune option payante, et elles sont dues par nous, votre vendeur. Cette page dit aussi, sans détour, ce qu’elles ne couvrent pas : une LED en fin de vie, du calcaire et un joint à refaire ne sont pas des défauts.

Garantie 1

Garantie légale de conformité

2 ans à compter de la livraison

Elle couvre tout ce qui fait que le produit ne correspond pas à ce qui était annoncé, ou à l’usage qu’on en attend : un défaut de fabrication, un article incomplet, une cote fausse, un indice de protection inexact, un mécanisme qui ne fonctionne pas.

Son point fort tient en un mot : la présomption d’antériorité. Pendant 2 ans, tout défaut qui apparaît est présumé exister depuis la livraison. Ce n’est pas à vous de prouver quoi que ce soit, c’est à nous de démontrer le contraire si nous refusons.

Vous choisissez entre la réparation et le remplacement, sans frais — ni pièces, ni main-d’œuvre, ni transport. Si aucune des deux n’est possible dans un délai raisonnable, vous obtenez le remboursement.

Garantie 2

Garantie des vices cachés

2 ans à compter de la découverte du défaut

Elle vise le défaut invisible à l’achat, qui rend le produit impropre à son usage ou en diminue tellement l’usage que vous ne l’auriez pas acheté au même prix : un traitement anticorrosion défaillant sur une robinetterie, une résine de receveur qui se délite au bout de trois ans, une soudure interne de driver mal réalisée.

Son intérêt est sa durée. Le délai de deux ans ne court pas depuis l’achat mais depuis le jour où vous découvrez le défaut : elle prend donc le relais lorsque la garantie de conformité est épuisée.

En contrepartie, c’est à vous d’établir que le vice existait avant la vente et qu’il était caché. Vous pouvez alors rendre le produit et être remboursé, ou le garder et récupérer une partie du prix.

Ces garanties sont cumulables, et elles sont gratuites

Vous n’avez pas à choisir entre les deux à l’avance : nous instruisons votre demande sur le fondement le plus favorable. Aucune garantie commerciale, aucune extension payante et aucune clause de nos conditions de vente ne peut les réduire ou les écarter. Si un fabricant ajoute sa propre garantie, elle vient en plus, jamais à la place.

Le périmètre

Ce qui est couvert, ce qui ne l’est pas

Une garantie protège contre un défaut du produit, pas contre l’eau, le calcaire, les heures de fonctionnement ou une pose approximative. La frontière est parfois discutable : quand elle l’est, nous demandons des photos et nous tranchons en expliquant pourquoi.

Couvert

  • Un module à LED intégrées qui s’éteint, clignote ou vire de teinte au bout de quelques semaines.
  • Un driver ou un transformateur qui grésille, chauffe anormalement ou lâche.
  • Une douille fendue, un culot qui ne retient pas l’ampoule, un contact qui noircit.
  • Un indice de protection démenti par le marquage porté sur l’appareil.
  • Une cartouche de mitigeur qui fuit ou qui bloque dès les premières semaines, un flexible qui suinte au sertissage.
  • Un émail de vasque ou de receveur qui se craquelle sans choc, une fissure apparue sous une charge normale.
  • Un panneau de meuble vasque qui gonfle alors que le produit est annoncé pour pièce humide.
  • Une charnière, un amortisseur ou un galet de porte coulissante qui lâche.
  • Une cote, un culot, une matière ou une température de lumière différente de la fiche.

Non couvert

  • L’usure normale d’une source à LED intégrées : la baisse progressive du flux est attendue, ce n’est pas une panne.
  • Le calcaire : aérateur entartré, douchette bouchée, dépôt blanc sur un chromage ou sur une paroi.
  • Une rayure de verre — paroi, miroir, diffuseur — faite à la pose ou au nettoyage avec un abrasif.
  • Le joint silicone périphérique, qui est un consommable et se refait périodiquement.
  • Un dommage dû à une installation non conforme : appareil IP20 posé dans un volume de salle de bain, raccord serré à l’excès, étanchéité oubliée sous un receveur.
  • La corrosion d’un appareil d’intérieur installé dans une pièce humide mal ventilée.
  • Un produit modifié : câble recoupé ou rallongé, verre percé, paroi retaillée, chromage poli.
  • Un choc, une chute, un objet tombé dans une vasque, un dégât des eaux.

L’usure d’une LED intégrée, le sujet qui revient le plus

Une partie des luminaires de ce catalogue n’a pas de culot : la source est un module de LED soudé sur une platine, piloté par un driver, et elle ne se remplace pas. La durée de vie de la source est donc la durée de vie du luminaire. C’est la caractéristique la plus lourde de conséquences sur une fiche produit, et c’est celle qu’on lit le moins.

Les fabricants déclarent une durée de vie au terme de laquelle le flux lumineux est tombé à 70 % de sa valeur initiale — c’est la convention dite L70. Autrement dit, une LED ne « grille » pas comme une ampoule à filament : elle s’éteint lentement. Une baisse progressive de luminosité au fil des années n’est donc pas une panne, c’est le comportement annoncé du produit, et elle ne relève pas de la garantie.

Relève de la garantie, en revanche, tout ce qui n’est pas progressif :

  • l’extinction totale d’un luminaire neuf ou de quelques semaines ;
  • un clignotement, un allumage qui devient aléatoire, un scintillement ;
  • une partie seulement des points lumineux éteinte, ou une différence de teinte visible entre deux zones du même appareil ;
  • un driver qui chauffe, siffle ou sent le brûlé.

Un point technique vaut d’être connu, parce qu’il évite des pannes : un module de LED meurt de chaleur bien plus souvent que d’heures de fonctionnement. Un spot encastré recouvert d’isolant, un luminaire enfermé sans lame d’air, un variateur non prévu pour le modèle — voilà les trois causes les plus fréquentes de mort prématurée, et ce sont trois causes d’installation, donc hors garantie. La page Installation & raccordement les détaille.

Et un conseil qui va contre la vente d’aujourd’hui mais pas contre la vôtre : si vous voulez pouvoir changer la source, choisissez un luminaire à culot — E27 et E14 à vis, G9, GU10, GX53 ou G4 à broches — plutôt qu’un modèle à LED intégrées. Le culot est indiqué sur chaque fiche et sert de filtre dans les rayons. Voir le guide Culots et ampoules.

Calcaire, verre rayé, joint noirci : l’entretien n’est pas une garantie

Une salle de bain reçoit de l’eau chaude, de la vapeur et des produits ménagers tous les jours. Trois phénomènes en découlent, et aucun des trois n’est un défaut du produit.

L’entartrage

Selon la dureté de votre eau, un aérateur peut se boucher en quelques mois et une douchette perdre la moitié de son débit. Ce n’est pas une panne de robinetterie, c’est du carbonate de calcium. Un aérateur se dévisse et se laisse tremper dans du vinaigre blanc dilué ; une douchette se détartre de la même façon. En revanche, n’appliquez jamais de produit acide sur de la pierre naturelle, sur un joint récent ou sur une finition dorée ou noire mate : l’acide attaque la surface bien plus vite que le calcaire ne s’y dépose. Sur une paroi, la vraie parade est le coup de raclette après la douche : cinq secondes valent mieux que n’importe quel produit.

La rayure de verre

Le verre trempé résiste aux chocs mais se raye : une éponge abrasive, une poudre à récurer, une bague pendant le montage suffisent. Une rayure apparue à l’usage n’est pas couverte. Une rayure présente à la livraison l’est — à condition d’avoir été constatée à la réception : c’est tout l’objet des réserves sur le bon de transport, décrites sur la page Livraison & délais.

Le joint silicone

Le cordon périphérique d’un receveur, d’une baignoire ou d’un plan vasque est un consommable. Il jaunit, noircit, se décolle : il se retire au cutter et se refait. Ce n’est ni un défaut du receveur, ni un défaut de la paroi, et personne ne le garantit — pas plus nous qu’un autre. Refait à temps, il évite en revanche le seul vrai sinistre de la salle de bain : l’eau qui passe dessous et qui travaille le support pendant des mois sans que rien ne se voie.

Une installation non conforme fait tomber la garantie — et pas seulement la garantie

Un appareil dont l’indice de protection est insuffisant pour l’endroit où il est posé n’est pas seulement hors garantie : il est interdit par la norme NF C 15-100 et il est dangereux. Or la quasi-totalité des luminaires de ce catalogue est en IP20, c’est-à-dire destinée à une pièce sèche. Une poignée de références seulement atteint IP44 ou davantage, le minimum exigé en volume 2 ; le volume 1, au-dessus de la douche ou de la baignoire, demande davantage et l’avis d’un électricien.

Avant d’acheter un luminaire pour une salle de bain, lisez Indice IP en salle de bain, et servez-vous du filtre correspondant dans les rayons. Il ne garde que les modèles réellement admis.

En pratique

Faire jouer une garantie

Pas de formulaire à télécharger, pas de numéro de dossier à obtenir au préalable. Un message, quelques photos, et nous instruisons.

Ce que nous vous demanderons

  • Votre numéro de commande, ou l’adresse e-mail utilisée pour l’achat.
  • La référence de l’article, quand la commande en compte plusieurs.
  • Une photo d’ensemble du produit en place, puis deux ou trois photos rapprochées du défaut. Pour un verre ou un émail, prenez la photo en lumière rasante : au flash, une fêlure disparaît.
  • Une photo de la plaque signalétique ou du marquage — c’est là que figurent l’indice de protection, la tension et la puissance, et c’est elle qui tranche une non-conformité.
  • La date d’apparition du problème et ce qui se passait à ce moment-là. « Deux LED sur six sont éteintes depuis l’orage de samedi » vaut mieux que « ça ne marche plus ».

Ce qui se passe ensuite

Nous répondons sous 24 h ouvrées. Trois issues possibles : nous expédions la pièce défectueuse et vous la remplacez vous-même, ce qui règle la majorité des cas en quelques jours ; nous organisons l’enlèvement du produit pour réparation ou remplacement, à nos frais ; ou nous vous remboursons lorsque ni l’une ni l’autre n’est raisonnable. Un receveur scellé ou un luminaire encastré ne repartent évidemment pas : dans ces cas-là, la solution passe par la pièce ou par le remboursement.

Un point que peu de sites mentionnent : lorsqu’une réparation est effectuée au titre de la garantie légale de conformité, celle-ci est prolongée de six mois. Si le produit est immobilisé plus de sept jours, cette durée s’ajoute encore à la garantie restante. Un remplacement, lui, fait repartir un délai complet de 2 ans.

Enfin, une précision qui rassure plus qu’elle ne complique : la garantie est due par le vendeur. Vous n’aurez jamais à écrire à un fabricant, ni à prouver quoi que ce soit auprès de lui. Le responsable produit au sens du règlement (UE) 2023/988 — le fabricant ou son mandataire dans l’Union — est identifié sur les fiches concernées, parce que la réglementation l’exige ; cela ne déplace pas d’un millimètre notre obligation envers vous.

Pièces détachées

Les pièces qui lâchent le plus sont aussi celles qui se remplacent le plus facilement : joints, cartouches de mitigeur, aérateurs, flexibles, douchettes, bondes, charnières, galets et joints de paroi, verres et diffuseurs de luminaire, douilles. Pendant la garantie, la pièce et son envoi ne vous coûtent rien. En dehors, nous vous indiquons son prix avant de la commander.

La durée de disponibilité des pièces détachées, lorsque le fabricant s’y engage, est indiquée sur la fiche produit. Quand il ne s’engage pas, la fiche le dit également : une absence d’engagement est une information utile avant d’acheter, pas après.

Le cas particulier, encore lui : sur un luminaire à LED intégrées, il n’existe généralement aucune pièce de rechange, ni module ni driver. Quand une pièce n’existe pas, nous le disons franchement et nous cherchons une autre issue plutôt que de vous faire patienter des mois.

La garantie commerciale du fabricant

Certains fabricants offrent une garantie propre, parfois plus longue que la garantie légale, souvent limitée à certaines pièces. Quand elle existe, sa durée et son contenu figurent sur la fiche du produit et dans la notice. Elle est facultative et elle s’ajoute aux garanties légales, qu’elle ne peut ni réduire ni remplacer. Nous ne vendons, pour notre part, aucune extension de garantie payante : faire payer ce que la loi accorde déjà nous paraît difficile à défendre.

Si le désaccord persiste

Le médiateur de la consommation

Si notre réponse ne vous convient pas, vous pouvez saisir gratuitement un médiateur de la consommation, à condition d’avoir d’abord tenté de régler le litige directement avec nous par une réclamation écrite. La saisine est possible dans l’année qui suit cette réclamation, et elle ne vous prive d’aucun recours en justice.

Médiateur compétent

en cours de désignation

Ses coordonnées complètes figurent également dans nos mentions légales et dans les conditions générales de vente. La plateforme européenne de règlement en ligne des litiges a cessé son activité en juillet 2025 : le médiateur de la consommation est la voie amiable.

Avant d’en arriver là : écrivez-nous à bonjour@ornalia.fr. Nous répondons sous 24 h ouvrées, du lundi au vendredi, 9 h – 18 h, et la plupart des dossiers se règlent en un échange.